Julie Benegmos

Julie Benegmos

Mon parcours est plein de surprises et de rebondissements puisque j’ai commencé par faire des études d’architecture à Paris puis à travailler deux ans en tant qu’architecte dans différentes agences avant de partir travailler en tant qu’architecte à Bombay dans une

En parallèle de mes études d’architecture, je faisais du théâtre au Studio Alain Debock puis dans une Compagnie semi-pro.

A Bombay, tout a basculé ! Je me suis mise à écrire. C’était un réel besoin. Il fallait raconter ce que je vivais et ce que je voyais. J’ai donc créé un blog sur lequel j’écrivais de courtes histoires à la fois drôle mais cynique et c’est là que tout à basculé… J’ai laissé tomber l’architecture et je suis devenue comédienne dans une troupe indienne qui mélangeait les textes contemporains et le Bollywood! J’ai travaillé pour une ONG dans le bidonville de Dharavi pour créer des spectacles pour enfants puis mon Visa est arrivé à expiration et il a fallu rentrer à Paris.

A mon retour, j’ai été contacté par un chef décorateur qui cherchait « un architecte » pour dessiner des plans pour le décor d’un film. Je suis alors devenue assistante décoratrice. En parallèle de mon nouveau boulot, j’ai fait lire quelques uns de mes textes à des amis. L’un d’entre eux m’a proposé de réécrire l’une de mes histoires sous forme de scénario. C’est ainsi, qu’entre deux tournages en tant que décoratrice, j’ai réalisé mon premier court-métrage. Après ce premier film, l’envie d’écrire et de renouveler cette expérience ne m’a plus quittée. Cela fait maintenant 3 ans que j’ai fait le choix d’écrire et de monter mes propres projets de film.

L’écriture théâtrale est survenue il y a peu de temps alors que je travaillais sur un scénario. J’avais le sentiment que l’écriture scénaristique ne me laissait pas la liberté d’aller vers ce que je désirais exprimer. J’avais le sentiment que les personnages que je décrivais devaient être plus fous, plus libres, et peut-être moins réalistes…. Du coup je me suis mise à écrire autre chose… C’est ce texte là qui est devenu par la suite » Souviens-toi et tais-toi ».

 

SOUVIENS-TOI ET TAIS-TOI

MARDI 2 MAI 2017 – 21H15 – BRASSERIE LE DÔME

Alors que Noé et Elsa cherchent à « immortaliser » la mémoire de leurs grands parents, Georges et Mado, survivants de la Shoah, sont persuadés qu’une troisième guerre mondiale peut survenir à tout moment. Ils décident alors de » prendre les devants » et de préparer leurs petits-enfants à toute éventuelle tentative d »extermination. La survie devient alors l’enjeu de l’éducation des enfants.

 

Note d’Autrice

J’ai commencé à écrire ce texte en parallèle de l’écriture d’un scénario que je voulais réaliser. L’écriture de scénario ne me permettait pas de dire et de lâcher prise sur ce sujet “tabou” et difficile qu’est la Shoah. J’ai alors commencé à rédiger” Souviens-toi et tais-toi” pour me libérer de l’écriture “réaliste” du cinéma et pour pouvoir me détacher de personnages “trop vrais” de la fiction cinématographique. C’est alors que sont nés les personnages à vif, fous et décalés de la famille de Noé et Elsa.

J’ai déjà fait lire la pièce à plusieurs personnes de mon entourage et j’ai déjà retravaillé le texte plusieurs fois néanmoins j’ai le sentiment qu’il est encore trop court et que certaines scènes méritent encore d’être retravaillées, voir d’autres scènes crées.

D’autre part, je me pose encore des questions sur l’utilisation de la vidéo et de la caméra en direct sur scène. En effet, Elsa esaye de filmer ses grand-parents pour pouvoir récupérer leur témoignage. Elle filme donc en direct sur scène. Les images sont retransmises sur grand écran.

Tous ces personnages sont fous et décalés mais j’aimerais pouvoir faire comprendre au spectateur la violence de leur vécu à travers les jeux et l’éducation qu’ils donnent à leurs petit-enfants.

J’ai à la fois peur de choquer mais envie de tomber dans l’excès de la folie. Je ne suis pas sûre que cela soit assez clair et j’ai parfois peur d’être dans un entre-deux qui pourrait porter à confusion sur mon propos par rapport à la Shoah.

C’est un sujet dont il est délicat de parler et mon but est de pouvoir en rire “jaune” mais en rire tout de même.